La « zone critique » est la mince pellicule superficielle de la Terre où l’eau, le sol, le sous-sol et le monde du vivant interagissent. Cette zone a été nommée « critique » par les géochimistes, parce que s’y concentrent la vie, les activités humaines, et leurs ressources.

Zone Critique est une plateforme de recherche et de création. Y sont réunis, comme sur un bureau, les différents travaux collectifs et personnels de Frédérique Aït-Touati : spectacles et performances de la compagnie, publications, enseignement (SPEAP, EHESS, NYU), expositions, émissions de radio et travaux en cours.

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La Compagnie

Créée en 2004 en Angleterre par Frédérique Aït-Touati, la compagnie Zone Critique explore différents modes d’écriture théâtrale et interroge les imaginaires scientifiques et écologiques. Après plusieurs années d’exploration du répertoire francophone et anglophone (Phèdre de Racine, A Streetcar Named Desire de Tennessee Williams, Landscape de Harold Pinter, Elle est là de Nathalie Sarraute, En attendant Godot de Samuel Beckett), la compagnie se consacre à un travail de recherche-création qui est accueilli en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et à la Comédie de Reims en 2011 et 2012, puis au théâtre Nanterre-Amandiers depuis 2014. Depuis une dizaine d’année, le philosophe Bruno Latour et Frédérique Aït-Touati s’associent pour des projets au croisement de la recherche et du théâtre. Ils développent ensemble au sein de la compagnie Zone Critique différentes formes d’écriture théâtrale et performative. Entre histoire des sciences, théâtre et philosophie, leurs projets en collaboration interrogent les conséquences esthétiques et politiques du changement de cosmos que nous proposent les sciences du Système Terre : conférences-performances (« Tarde/Durkheim », Cerisy et Cambridge, 2007 ; « Bergson/Einstein », Centre Pompidou, 2010 ; « Anthropocène Conférence », Musée des Confluences et Quai Branly, 2015), le spectacle Gaïa Global Circus (2013-2016, en tournée en France, Angleterre, Suisse, Allemagne, États-Unis, Canada), la simulation Le Théâtre des Négociations / Make it Work (théâtre Nanterre-Amandiers, avec Philippe Quesne, 2015), INSIDE (création au théâtre Nanterre-Amandiers 2016, en tournée de 2017 à 2019 à Berlin, Frankfort, Uppsala, New York, au TJP-CDN de Strasbourg, au Kaaitheatre de Bruxelles et au Théâtre national de La Criée, Marseille), Moving Earths (Nanterre-Amandiers, Théâtre de l’Odéon).

Lieux/

Collaborateurs/

Institutions partenaires/

Frédérique Aït-Touati

Frédérique Aït-Touati vit et travaille à Paris. Metteure en scène et chercheuse au CNRS, elle explore les liens entre sciences, arts et politique et fait du théâtre un lieu d’expérimentation. Après des études de lettres à l’ENS de Lyon, elle se forme à la mise en scène à Cambridge en Angleterre où elle crée sa compagnie en 2004, tout en poursuivant une thèse en histoire des sciences. Elle enseigne à l’Université d’Oxford de 2007 à 2014 avant de revenir en France pour se consacrer à la recherche et au théâtre. Elle est en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et à la Comédie de Reims de 2011 à 2013 pour le projet Gaïa Global Circus. A partir de 2014, elle est invitée au théâtre Nanterre-Amandiers avec SPEAP, l’académie expérimentale qu’elle dirige. C’est aux Amandiers qu’elle crée la plupart de ses spectacles depuis : en 2015, elle conçoit avec Bruno Latour et Philippe Quesne Le Théâtre des négociations-Make it work, performance d’une semaine avec 200 étudiants proposant une négociation alternative sur le climat. Elle met en scène l’année suivante la conférence-performance INSIDE (en tournée à Berlin, Francfort, New York, au Kaaitheater de Bruxelles et à la Criée à Marseille) puis Moving Earths avec Bruno Latour, repris comme pièce pour un acteur au théâtre de l’Odéon en 2020. En août 2020, Tino Sehgal l’invite dans l’exposition Down to Earth, dans le cadre du Berliner Festspiele. Elle poursuit par ailleurs une activité d’enseignement à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et à SPEAP, ainsi qu’à l’étranger où elle enseigne régulièrement à NYU et à Oxford. Elle a notamment publié Contes de la Lune, essai sur la fiction et la sciences modernes (Gallimard, 2011) et Terra Forma, manuel de cartographie potentielle (B42, 2019).